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8. La fin de la partie.

Une partie d'échecs se termine soit par la victoire d'un joueur sur l'autre, soit par la nulle. D'où les deux parties de cette leçon.

8.1  Le mat.

Aucun règlement n'y oblige, mais l'usage veut qu'un joueur qui met le roi adverse en prise l'annonce en disant « échec ».

Le joueur dont le roi est en échec est obligé de l'y soustraire avant de faire quoi que ce soit d'autre.

Il n'existe que trois manières de soustraire un roi à un échec :

Lorsqu'un roi est en échec et qu'aucun coup réglementaire ne permet de l'y soustraire, il est « mat » et la partie est terminée.

Un échec se note avec le signe plus « + », et un mat, avec le signe dièse « # ».

Les parades à l'échec
Cas 1
Dame blanche en g7 et roi noir en g8.
Capturer l'attaquant.
Cas 2
Tour blanche en g5. Noirs: roi en g8 et fou en f8.
Interposer une pièce.
Cas 3
Blancs: tour en f5 et cavalier en e7. Roi noir en g8.
Fuir sur une autre case.
Cas 4
Tour blanche en e8. Noirs: roi en g8 et pions en f7, g7 et h7.
Aucune parade. Mat.

8.2  La partie nulle.

Il y a 6 cas de nullité aux échecs : 1) le consentement mutuel des joueurs ; 2) l'insuffisance de matériel ; 3) le pat ; 4) l'échec perpétuel ; 5) la triple répétition de la position ; et 6) la règle des 50 coups.

Il y a nulle par consentement mutuel lorsque les joueurs s'entendent à l'amiable pour se partager le point. Le score est alors de 1/2 à 1/2.

Il y a nulle par insuffisance de matériel lorsqu'aucun des joueurs n'est en mesure de forcer le mat avec les pièces qui lui restent. Ce qui est toujours le cas lorsqu'il ne reste plus que les rois seuls ou un roi et un fou ou un cavalier contre un roi.

Si un joueur se trouve dans une position telle que son roi n'est pas en échec, mais qu'il ne dispose plus d'aucun coup légal, son roi est « pat » et la partie est nulle (voir l'exemple ci-dessous).

Il y a échec perpétuel lorsqu'un joueur, sans parvenir à mater le roi adverse, peut le mettre en échec sans relâche, sans que celui-ci ne dispose d'aucun moyen d'y mettre fin.

Il y a nulle par triple répétition de la position lorsque le joueur, au trait, est en mesure de reproduire la même position une troisième fois au cours de la même partie, avec les mêmes possibilités de roque et de prise en passant, et qu'il réclame la nulle en indiquant ce coup, mais sans le jouer (s'il le joue, il passe le trait à son adversaire qui, ce faisant, peut accepter ou refuser la nulle).

Lorsque 50 coups consécutifs des blancs et des noirs ne comportent ni coup de pion ni capture, le joueur au trait peut réclamer la nulle.

Exemple de pat
Avant
Blancs: roi en f6 et pion en g7. Roi noir en g8.
Après
Blancs: roi en g6 et pion en g7. Roi noir en g8.
Le roi noir n'est pas immobilisé et pourrait encore jouer de g8 à h7.Le roi noir doit jouer, il ne peut le faire et n'est pas en échec. Il est pat.

Pause…

Terminé ? Vous pouvez tester vos connaissances en répondant à un quiz sur l'échec, le mat et le pat.

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À jour le 11 septembre 2006.