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Poèmes célèbres sur le jeu d'échecs.

Palamède.

D'un jeu qui des combats est l'image savante
Pour composer les instruments
Palamède en dut tailler les ossements
Durant une guerre sanglante.

Si tu sus autrefois
Présenter le tableau d'une lutte innocente
Sur un champ de bataille en bois.

Delille.

Dans ses calculs gravement enfoncé,
Un couple sérieux qu'avec fureur possède
L'amour du jeu rêveur qu'inventa Palamède.

Sur des carrés égaux, différens de couleur,
Combattant sans danger, mais non pas sans chaleur,
Par cent détours savans conduit à la victoire
Ses bataillons d'ébène et ses soldats d'ivoire.

Longtemps des camps rivaux le succès est égal,
Enfin l'heureux vainqueur donne l'échec fatal,
Se lève, et du vaincu proclame la défaite.

L'autre reste atterré dans sa douleur muette,
Et, du terrible mat à regret convaincu,
Regarde encor longtemps le coup qui l'a vaincu.

(L'homme des Champs)

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À jour le 20 octobre 2005.