
Glossaire du jeu d'échecs.
Lettre E.
- Écart :
- coup par lequel on déloge une pièce adverse de sa case pour atteindre un objectif. Attention ! L'écart force une pièce adverse à quitter sa case et à se diriger vers une case quelconque, tandis que l'attraction, au contraire, force une pièce adverse à venir occuper une case précise. Alors que la première tactique agit à la manière d'un repoussoir, la deuxième opère comme un aimant. D'où le fait qu'on puisse les considérer comme contraire l'une à l'autre.
Exemple d'écart
- Échange :
- prise d'une pièce contre une pièce de même valeur.
- Échanger :
- céder une pièce contre une pièce de même valeur.
- Échec :
- état dans lequel se trouve un roi du fait d'être en prise et qui, dans la notation algébrique, se note au moyen d'un « + ». Remarques : un joueur n'est jamais autorisé à jouer un coup qui met son roi en échec. Un joueur dont le roi est en échec doit l'y soustraire avant d'entreprendre quoi que ce soit d'autre. Il y a seulement trois manières de se soustraire à un échec : 1) prendre la pièce qui attaque le roi ; 2) interposer une pièce entre le roi et la pièce qui l'attaque ; et 3) déplacer le roi sur une case où il n'est plus en prise. Lorsqu'un roi est en échec et qu'il n'y a aucun moyen de l'y soustraire, il est mat et la partie est terminée. Lorsque le roi d'un joueur n'est pas en échec, mais que ce joueur ne dispose plus d'aucun coup légal, son roi est pat et la partie est nulle.
- Échec à la découverte :
- échec infligé non par la pièce jouée, mais par une autre qui se cachait derrière. Attention ! L'échec à la découverte n'est qu'une forme particulièrement redoutable d'attaque à la découverte.
Exemple d'échec à la découverte
- Échec croisé :
- échec qui vient en réponse à un échec.
Exemple d'échec croisé
- Échec double :
- attaque simultanée du roi par deux pièces. Attention ! L'échec double n'est qu'un cas particulier d'attaque double dont il est, du reste, une forme particulièrement redoutable. Il est également à noter qu'un échec double ne peut pas se faire autrement qu'au moyen d'un échec à la découverte. Remarque : en notation algébrique un échec double se note « ++ », et la seule façon de s'y soustraire consiste à déplacer son roi ; soit sur une case où il n'est plus en prise, soit en prenant lui-même un des deux attaquants.
Exemple d'échec double
- Échec et mat :
- échec imparable noté au moyen du signe « # », mettant immédiatement fin à la partie, et entraînant la victoire d'un camp et la défaite de l'autre. Pour être échec et mat : 1) le roi doit être en échec ; et 2) aucun coup ne peut être joué pour l'y soustraire. Remarque : un échec et mat ne consiste pas à capturer le roi, mais à le faire capituler. Il faut d'ailleurs savoir qu'on ne capture jamais un roi aux échecs.
- Échec intermédiaire :
- échec permettant de gagner un tempo et de reporter un coup ayant une certaine urgence. Attention ! L'échec intermédiaire n'est qu'un cas particulier de coup intermédiaire dont il est, du reste, la forme la plus courante.
Exemple d'échec intermédiaire
- Échec perpétuel :
- série ininterrompue d'échecs, qui ne parvient pas au mat, à laquelle l'adversaire ne peut réussir à se soustraire, et qui rend automatiquement la partie nulle.
Exemple d'échec perpétuel


- Échiquier :
- plateau de jeu ayant 64 cases alternativement claire et foncée. Remarque : l'échiquier comporte des lignes et des régions. Les lignes horizontales se nomment « rangées », les verticales « colonnes » et les obliques « diagonales ». Parmi les régions de l'échiquier on distingue le « territoire des blancs », le « territoire des noirs », l'« aile dame », l'« aile roi », les « bandes », le « centre » et les « coins ». Plus de détails sur la géographie de l'échiquier.
- Égalité matérielle :
- équilibre quant au nombre et à la valeur respective des pièces de chaque camp.
- Élimination :
- suppression d'une pièce adverse gênante.
- Élimination de l'attaquant :
- capture d'une pièce adverse menaçante.
Exemple d'élimination de l'attaquant
- Élimination du défenseur :
- suppression d'une pièce adverse pour capturer une pièce qu'elle protège ou se rendre sur une case qu'elle contrôle.
Exemple d'élimination du défenseur
- Elo :
- système de classement des joueurs d'échecs mis au point par le physicien américain d'origine hongroise Arpad Elo. Voici, en gros, à quoi peut correspondre ce classement :
Classement Élo
| Cote | Niveau de jeu correspondant |
| 1000 | débutant enfant |
| 1200 | débutant adulte |
| 1400 | joueur amateur |
| 1600 | bon joueur de club |
| 1800 | très bon joueur de club |
| 2000 | niveau national |
| 2200 | maître national |
| 2400 | maître International (appx. 2 730 joueurs) |
| 2500 | grand Maître International (appx. 1 020 joueurs) |
| 2600 | les 100 meilleurs joueurs au monde |
| 2700 | les 10 meilleurs joueurs au monde |
| 2800 | seuls Kasparov et Kramnik ont, à ce jour, dépassé ce cap |
| Visualiser la liste des champions du monde. |
- En croisé (clouage ~) :
- voir clouage en croisé.
- En échec (être ~) :
- état d'un roi en prise.
- En l'air :
- se dit d'une pièce non protégée.
- En opposition (être ~) :
- état des rois qui ne peuvent plus s'approcher davantage l'un de l'autre. Ce qui arrive lorqu'il n'y a plus qu'une seule case entre eux. Remarque : lorsque les rois sont en opposition, le joueur au trait, obligé de céder le passage à l'autre roi, se trouve en désavantage. Pour plus de détails, voir la notice sur l'opposition.
- En passant :
- prise de pion qui se note « e.p. » dans le système de notation algébrique, et qui se produit lorsqu'un pion situé sur sa case initiale franchit deux cases, qu'il vient se loger à côté d'un pion adverse, et qui se fait prendre par celui-ci au coup suivant, comme s'il n'en avait franchit qu'une. Remarque : la prise en passant ne peut se faire qu'au coup suivant ; après, il est trop tard.
Explication de la « prise en passant »
Avant
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Pendant
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Après
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| Encore sur sa case initiale, un pion avance de deux cases et vient se loger à côté d'un pion adverse. |
Ce dernier peut, au coup suivant et au coup suivant seulement, prendre son voisin comme s'il n'avait franchit qu'une seule case. |
S'il le fait, alors il se trouve à avoir effectué une « prise en passant », et le coup est noté avec les lettres « e.p. » à la fin. |
La prise en passant en action
- En prise (être ~) :
- état d'une pièce sur une case contrôlée par une pièce adverse.
- Enfilade :
- écart du roi ou d'une pièce adverse de grande valeur pour en capturer une autre située derrière. Attention ! Il ne faut pas confondre enfilade et clouage. Dans le cas d'une enfilade le roi se trouve devant la pièce attaquée, tandis que dans le cas d'un clouage il se rouve derrière.
Exemple d'enfilade
- Espace :
- territoire contrôlé par un camp, l'échiquier total constituant l'espace maximum. Un camp possède l'avantage d'espace lorsqu'il contrôle une plus grande portion de l'échiquier que l'autre. L'avantage d'espace peut être déterminant pour le camp qui en jouit si l'autre camp n'a aucune compensation en retour (par exemple, une avantage matériel, l'initiative, une avance de développement, etc.).
- Épaulettes (mat des ~) :
- voir mat des épaulettes.
- Étau :
- avantage d'espace écrasant qui confine l'adversaire à ne plus rien pouvoir entreprendre de valable.
- Étouffé (mat ~) :
- voir mat étouffé.
- Être en opposition :
- voir opposition.
- Étude :
- position imaginée par un compositeur artistique et comportant une des deux mentions suivantes : « Les blancs jouent et gagnent. » ou « Les blancs jouent et font nulle. »
- Évacuation :
- libération d'une case pour y loger un autre pièce. Attention ! On ne doit pas confondre évacuation et dégagement. Dans les deux cas, le coup joué laisse une case vacante. Mais c'est pour être franchie ensuite dans le cas d'un dégagement, tandis que c'est pour être occupée dans le cas d'une évacuation.
Exemple d'évacuation
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Le roi noir est le seul à protéger son pion.
En jouant 1. Th5-h7+, les blancs le forcent à s'en éloigner pour permettre à leur roi de le capturer ensuite.
Les blancs ont écarté le roi noir de la protection de son pion pour s'en emparer.