Vous êtes ici : Accueil > Histoire > Chapitre 8.

8. Qu'est devenu le jeu d'échecs pendant la révolution industrielle ?

Au XIXe siècle, le jeu d'échecs a franchi les frontières, il est devenu « international ». C'est le nouveau service postal qui a permis aux clubs d'échecs du siècle précédent de correspondre entre eux et de créer ainsi un réseau mondial.

Un des premiers échanges les plus célèbres fut la bataille que se sont livrée pendant quatre années, de 1824 à 1828, les clubs d'Édimbourg et de Londres. La distance entre ces deux villes étant d'à peu près 600 kilomètres, les lettres prenaient trois jours pour parvenir de l'une à l'autre. C'est le club d'Édinbourg qui gagna, mais une plus grande victoire fut celle des échecs, car les journaux suivirent de près la bataille, ce qui permit à un grand nombre de lecteurs d'observer des parties passionnantes. Les années trente virent se propager les échanges entre différents pays.

Auparavant, les meilleurs joueurs avaient voyagé à l'étranger et s'étaient mesurés contre leurs homologues. De nouvelles associations avaient de temps en temps organisé des championnats, mais au XIXe siècle ces rencontres sont devenues de mieux en mieux organisées et de plus en plus courantes.

En 1834, le Français Louis Bourdonnais dora le blason de la France en battant le Britannique Alexander McDonnell ; l'Angleterre prit sa revanche en 1843 lorsque Howard Staunton battit à plate couture le champion français Pierre Saint-Amant. Le premier tournoi international suivit bientôt, à Londres en 1851. En 1852, le maître allemand, Wilhelm Steinitz, ayant battu tous ses rivaux, se déclara champion du monde. Depuis ce temps-là, la sélection du champion du monde reconnue dans tous les pays où l'on joue aux échecs n'a pas changé.

À la fin du XIXe siècle, les règles du jeu d'échecs étaient normalisées, ainsi que la forme des pièces employées dans les tournois et les matches (le style Staunton, du nom de son principal supporter, Howard Staunton). Des associations de joueurs d'échecs naquirent au niveau des villes, des régions, des pays, et un système fut mis sur pied pour conférer le titre de « maître » aux meilleurs joueurs. Dans toutes les parties importantes, on se servait de pendules qui accélérèrent le jeu et empêchèrent les joueurs d'essayer de gagner en « fatiguant » leurs adversaires.

Accueil  |  Haut de page  |  Chapitre suivant.

© Normand Lamoureux, 2002–2008. Sous licence Creative Commons.
Politique d'accessibilité du site. Respect de la vie privée.
À jour le 20 octobre 2005.