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Piège numéro 3.

Développer ses pièces et lutter pour le centre. Voilà deux objectifs qu'on doit chercher à atteindre dès les premiers coups d'une partie. Faute de s'y appliquer, les blancs vont contribuer à leur propre perte.

La croisade du cavalier

Gibaud-Lazard, championnat de Paris, 1924.

Après 3… Cf6-g4

Blancs: Re1, Dd1, Ta1, Th1, Fc1, Ff1, Cd2, Cg1, a2, b2, c2, e2, e5, f2, g2, h2. Noirs: Re8, Dd8, Ta8, Th8, Fc8, Ff8, Cb8, Cg4, a7, b7, c7, d7, f7, g7, h7. Trait aux blancs.

1. d2-d4 Cg8-f6. Deux coups initiaux autres que 1. e2-e4 e7-e5 et qui participent, eux aussi, à la lutte pour le centre et au développement des pièces.

2. Cb1-d2. En plus de ne pas faire jouer au cavalier un rôle très actif au centre, ce coup a pour inconvénients d'obstruer la diagonale du fou et de soustraire le pion d4 de la protection de la dame. Mieux vaut chercher à contrôler d5 par 2. c2-c4, ou e5 par 2. Cg1-f3.

2… e7-e5. Les noirs cherchent à prendre l'initiative au centre et à ouvrir des lignes ; deux objectifs rendus possibles suite au 2e coup des blancs.

3. d4xe5 Cf6-g4. Voilà ce qui arrive : si vous laissez le moindrement le centre inoccupé ou sans surveillance, soyez sûr que votre adversaire cherchera à s'en emparer. Ce coup, quelque peu provocateur, cache également un piège sournois… 4. h2-h3 ?… dans lequel les blancs ont vite fait de tomber.

La surprise ne se fait pas attendre : 4… Cg4-e3 ! Résultat : la dame, étouffée derrière ses propres pièces, ne peut faire le moindre geste pour se soustraire à l'attaque du cavalier. Et si 5. f2xe3, alors il s'ensuit 5… Dd8-h4+, 6. g2-g3 (forcé) et Dh4xg3 mat. Désespérés, les blancs abandonnent.

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À jour le 20 octobre 2005.