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Exemple de clouage
Le clouage est absolu ou relatif, selon que l'otage est le roi ou une autre pièce. Et en ce dernier cas, il s'agit la plupart du temps d'une dame ou d'une tour.
Il est à remarquer que ce que le clouage enlève à une pièce, c'est sa mobilité et non son pouvoir d'action. Ainsi, même une fois cloué, le cavalier du diagramme ci-haut empêcherait le roi blanc, par exemple, de s'avancer en f5 ou h5.
Mais avec la mobilité perdue, c'est la capacité d'effectuer une prise qui se trouve retranchée par la même occasion. Un pion cloué devient ainsi beaucoup moins apte à jouer son rôle de protecteur du roi, comme le montre l'exemple suivant.
L'affaiblissement d'un pion cloué
Rivé à la protection de son roi, le pion g7 ne peut prendre la dame en h6.
Après 1… f7-f6 (à défaut de quoi les blancs matent par Dxg7), il s'ensuit 2. Fe5xf6 g7xf6 (sinon Dxg7 mate encore) et le coup de grâce 3. Dh6-f8 mat.
Enfin, lorsque l'attaquant est à son tour cloué, nous sommes en face d'un clouage en croisé.
Le cavalier noir jouit encore de toute sa mobilité.
Mais après 1. De5-g5, le cavalier ne peut plus bouger sans mettre son propre roi en échec.
Le coup des blancs aura donc eu pour effet de clouer le cavalier noir à son roi.