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L'interception.

Définition et exemple.

Interception :
obstacle mis au travers du chemin d'une pièce à longue portée adverse pour en gêner l'action défensive.

Exemple d'interception Blancs: dame en e6 et pion en f5. Noirs: fou en h8 et cavalier en e5.

Le fou noir en h8 protège le cavalier noir en e5.

En jouant 1. f5-f6, les blancs bloquent le rayon d'action du fou et l'empêchent de protéger le cavalier en e5.

Les blancs interceptent ainsi la diagonale du fou.

Analyse et compléments.

C'est toujours la ligne de tir d'une pièce adverse qu'on se trouve à intercepter. D'où le fait que l'interception ne concerne que les pièces à longue portée que sont les dames, les tours et les fous. On ne peut donc pas intercepter l'action d'un roi, d'un cavalier ou d'un pion.

L'interception ne doit pas être confondue avec l'obstruction. Dans les deux cas il s'agit de gêner l'activité d'une pièce adverse au moyen d'un obstacle. Mais dans le cas d'une interception l'obstacle est une pièce du camp opposé à la pièce gênée, alors qu'il s'agit d'une pièce amie dans le cas d'une obstruction.

L'interception se distingue encore de l'interposition. Toutes deux visent à gêner l'action à distance d'une pièce à longue portée adverse, mais cette action à distance est défensive dans le cas de l'interception, tandis qu'elle est offensive dans le cas d'une interposition.

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À jour le 20 octobre 2005.